A year under occupation
La RD Congo est confrontée depuis plus de 30 ans à une guerre à l’Est. Au total, plus de 10 millions de mort·es, des millions de personnes déplacées et la population est marquée par des violences systémiques d’une gravité extrême, dont les viols utilisés comme armes de guerre.
Cela fait maintenant un an que la ville de Goma (en janvier 2025) et la ville de Bukavu (en février 2025) sont tombées entre les mains de l’AFC/M23, groupe rebelle soutenu par le Rwanda. Les rebelles gouvernent par la peur : répression, arrestations arbitraires, disparitions forcées et violences systématiques contre les civil·es. Les défenseur·euses des droits humains, journalistes et activistes sont particulièrement ciblé·es, réduit·es au silence ou contraint·es à l’exil.
De nombreux centres de santé ont été pillés ou détruits, privant la population d’un accès aux soins essentiels. De plus, la destruction de l’approvisionnement en eau et l’insécurité persistante augmentent les risques de maladies hydriques et de malnutrition. Les femmes et les enfants, particulièrement vulnérables, sont fortement touché·es. Les violences sexuelles ont augmenté de manière significative, entraînant des grossesses non désirées, des IST et de graves traumatismes psychologiques. Le manque de prise en charge médicale et psychologique immédiate aggrave encore plus leur situation.
Étoile du Sud Goma antenna
Malgré l’occupation, les actions communautaires d’Étoile du Sud continuent. Cela est possible grâce aux comités de santé populaires, présents dans chaque quartier. Ces comités connaissent bien la population et ses besoins. Ils permettent de maintenir un lien direct avec les habitant·es.
These committees enable :
- Continuing community action despite the insecurity, thanks to appropriate strategies. The committees are organising themselves differently so that they can continue to act without being directly exposed to violence.
- To defend access to drinking water for families. They are calling on the local authorities to ensure that water remains accessible.
- De prévenir les abus et arrestations arbitraires grâce à une vigilance communautaire. Les habitant·es veillent ensemble à la protection des civil·es et signalent les abus.
- Provide emergency aid to displaced persons (food and clothing), particularly the most vulnerable. Local solidarity enables a rapid response to the essential needs of displaced people.
De plus, l’antenne Étoile du Sud à Goma assure un suivi régulier avec deux centres de santé : Afia Himbi et Buhimba. Ces deux centres viennent en aide aux populations les plus vulnérables : femmes, enfants, personnes âgées. Une aide particulière est apportée aux victimes de violences sexuelles et aux déplacé·es internes. Malgré les difficultés, Étoile du Sud essaie de fournir des médicaments ainsi que le matériel médical nécessaire. Cette aide permet à ces centres de renforcer leur capacité d’accueil et de soigner gratuitement de nombreux·ses patient·es qui vivent dans des conditions très précaires. L’objectif est de garder les services de santé essentiels accessibles pour toutes et tous.

Life in Goma today
Today, life under occupation in Goma remains extremely difficult for the population and the health system. A nurse in the town told us that :
« À Goma, nous faisons face à beaucoup de problèmes, surtout sur le plan sanitaire. Le principal défi est l’approvisionnement en médicaments. Lors de notre dernière réunion du personnel soignant, nous avons constaté que nous ne disposons pas de stocks suffisants pour répondre aux besoins de nos patient·es. »
The health centres remain essential, but the need for medicines and medical equipment is great and urgent, and the teams are doing everything they can despite the lack of resources.
The economic situation is exacerbating these difficulties. The nurse explains that : « La population est très vulnérable et beaucoup de patient·es ne peuvent pas payer leurs soins, même de petites sommes. »
La vie quotidienne à Goma reste marquée par des restrictions, l’infirmier à Goma explique : « Les rassemblements ne sont pas possibles. Les services de sécurité des rebelles sillonnent la ville et surveillent étroitement la population. Les défenseur·euses des droits humains n’ont pas la possibilité de s’exprimer publiquement. Celles et ceux qui osent le faire doivent se trouver en dehors de la ville pour être en sécurité. »
The nurse explains that diseases such as measles continue to spread, affecting children in particular. Despite the situation, the medical teams remain strong and continue to treat the population:
«We are managing the situation thanks to our efforts and organisation. Even though resources are limited and the situation is difficult, we are doing our best to ensure that people receive the care they need.»
We need to support the fight for the right to health in DR Congo.
Our partners are fighting for the right to health for all. You can support their work by making a donation: BE17 5230 8138 7321 | With «rdc» communication»