Ouvrir l’école aux enfants d’Afrique centrale, permettre à des enfants de naître sans le VIH en Afrique du Sud, sécuriser les accouchements au Sahel, appuyer les familles paysannes d’Asie pour une agriculture durable, défendre les droits de celles et ceux qui produisent nos vêtements, soutenir les personnes qui défendent la démocratie et l’environnement sous la menace des pouvoirs autoritaires, apporter une aide humanitaire d’urgence : voilà ce que permet chaque jour la solidarité internationale.
Depuis des décennies, la coopération internationale change des vies, par millions. Mais elle ne se limite pas aux individus : c’est la société entière qu’elle soutient. L’extrême pauvreté dans le monde a été réduite de moitié en 20 ans ; la mortalité infantile a été divisée par deux depuis 2000 ; depuis 2000, 327 millions d’enfants supplémentaires ont rejoint l’école. Ces progrès, la coopération internationale y a largement contribué.

Aujourd’hui, ces progrès sont gravement mis en danger : en 2025, l’aide au développement mondiale a été réduite de près d’un quart, la chute la plus importante jamais enregistrée. En Belgique, le gouvernement a décidé de couper 25 % du budget de la coopération au développement, contribuant à l’affaiblissement mondial de la solidarité internationale. Selon une étude publiée dans The Lancet Global Health en février 2026, ces coupes pourraient causer jusqu’à 22 millions de décès supplémentaires d’ici 2030.
La coopération internationale est un choix de société.
Un modèle de société basé sur la coopération plutôt que le chacun pour soi ; la solidarité plutôt que la loi du plus fort ; l’ouverture plutôt que le repli ; des ponts plutôt que des murs.
Coopérer, c’est investir dans la prospérité partagée et la stabilité, qui bénéficient à l’ensemble de la population mondiale. C’est prévenir les crises, les pandémies et les conflits. C’est préparer un futur plus juste et plus sûr, pour toutes et tous.
Investir dans la solidarité internationale, c’est faire le choix de l’humanité. C’est pourquoi nous appelons le gouvernement belge à mettre un terme aux coupes et à adopter un plan de croissance menant à l’objectif international de 0,7 % de notre revenu national brut, réaffirmé par l’Agenda 2030 des Nations Unies. Pour que chaque enfant aille à l’école, pour que chaque femme accouche en sécurité, pour que nous puissions toutes et tous vivre sur une planète vivante. Pour un monde juste et durable.