Derrière le logo ensoleillé de Dolefil se cache une sombre réalité - Viva Salud

Derrière le logo ensoleillé de Dolefil se cache une sombre réalité

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Vous avez probablement déjà vu le logo de Dole apparaître sur une banane ou un ananas dans votre supermarché. En 2013, Dolefil a reçu la certification Rainforest Alliance (RFA) pour ses ” pratiques durables et ses initiatives de conservation de la nature “. Elle a été félicitée pour les conditions de travail saines de ses employé·e·s. Il y a pourtant une ombre derrière le logo ensoleillé de Dole selon les rapports de divers syndicats agricoles philippins avec lesquels les partenaires de Viva Salud collaborent régulièrement.

A propos de Dolefil

Dolefil est la division philippine de la multinationale américaine Dole Food Company. En 2013, elle a été rachetée par la société japonaise Itochu Corporation. 95 % de la production de leur plantation située dans la municipalité philippine de Polomok est exportée vers les marchés d’Amérique, d’Europe et d’Asie.

Des conditions de travail malsaines

A côté du droit à un environnement de travail sain, d’autres droits des employés de Dolefil sont également violés. Le 17 septembre 2020, 478 personnes travaillant pour Dolefil ont été sommairement licenciées sans motif. Certaines travaillaient pour l’entreprise depuis plus de 10 ans. Depuis leur licenciement abusif, plusieurs anciens membres du personnel souffrent de graves problèmes mentaux.

En outre, la hiérarchie pousse les ouvrier.e.s à prendre des risques, ce qui cause de nombreux accidents. Selon un employé de Dolefil, la société ne prend des mesures que lorsqu’il est trop tard. Pour préserver l’image de l’entreprise, la direction menace les membres du personnel ou les paient pour se taire sur les accidents qui se produisent.

Licenciements sommaires

A côté du droit à un environnement de travail sain, d’autres droits des employés de Dolefil sont également violés. Le 17 septembre 2020, 478 personnes travaillant pour Dolefil ont été sommairement licenciées sans motif. Certaines travaillaient pour l’entreprise depuis plus de 10 ans. Depuis leur licenciement abusif, plusieurs anciens membres du personnel souffrent de graves problèmes mentaux.

L’importance de la législation nationale et internationale

Les abus commis à Dolefil démontrent l’importance de la législation et de la réglementation internationales qui contraignent les multinationales à respecter les droits humains et l’environnement tout au long de la chaîne de production.

Une loi sur le devoir de vigilance obligerait les entreprises comme Dolefil à respecter les droits de leurs employé·e·s et les rendrait responsables des cas de violation de ces droits. Ils devraient leur payer des réparations. Découvrez la campagne pour une loi sur le devoir de vigilance sur www.devoirdevigilance.be.